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Résistance sismique.


 

En Europe, c’est l’EuroCode 8 qui fait force de loi. Cette prescription (par Note de Calculs Structurels) est intégrée à notre logiciel Structure. Nous éditons, pour chaque projet (interne ou export), une Note de Calculs Structurels personnalisée (incluant EuroCode8), et l’on s’engage sur les applications de spécificités des matériaux, et leurs assemblages (en unité d’assemblage).

La capacité de résistance d’une construction face à un séisme est empirique; le bâtiment résistera aux sollicitations mécaniques seulement jusqu’à un certain niveau. En zone de sismicité faible à modérée, l’objectif est la préservation du bâtiment (et, à fortiori, de ses occupants). En zone de sismicité élevée, l’objectif est de préserver les vies humaines en parant à l’effondrement du bâtiment (ce, quelque soit l’intensité de la sollicitation). Notre logiciel «Structure» éditera le Justificatif de l’Exigence de Non-Effondrement.

Au-delà du seul calcul de rigidité structurelle (qui ne suffira aucunement à prouver la véracité de l’objectif), les points suivants seront déterminants pour aboutir au résultat escompté: le mode de construction, sa conception (dessin), et sa qualité d’exécution.

Le mode de construction.

Notre mode de construction est l’Ossature-Bois: il répond, de par sa souplesse, aux contraintes mécaniques d’un séisme:

* Excellent rapport masse/résistance mécanique: masse globale réduite transmettant peu de force cinétique (cette dernière augmente les forces en mouvement par l’effet de balancier).

* Amortissement des sollicitations mécaniques en cisaillement (l’ondulation sismique provoque des tractions latérales et transversales) par les assemblages «travaillant» (= souplesse des jonctions face à de fortes sollicitations).

* Le bois est un matériau résilient à un caractère dissipatif = accepte les contraintes sans rupture (capable de traction et de flexion sans rompre).

* L’association des deux précédents points induit la ductilité nécessaire à l’ensemble: la structure globale (structure + assemblages) sera capable de «travailler» en absorbant, et en répartissant de façon homogène, les forces en mouvements.

La conception du bâtiment.

* Dessin rectangulaire simple, alliant régularité et compacité.

* Homogénéité structurelle globale de la structure.

* Dalle de toit plat (dit «terrasse»).

* En zone de sismicité élevée, i-modul s’impose de construire exclusivement de plain-pied ou en R+1 (ce, bien que le DTU 31-2 relatif à la construction Ossature-Bois permet ce mode de construction aussi R+2). Dans une moindre mesure, nous déconseillerons, toujours en zone de sismicité élevée, la terrasse d’étage (celle-ci étant susceptible de représenter une répartition des charges inégales altérant la régularité du comportement dynamique lors de la transmission des efforts).

La qualité d’exécution.

Notre process industriel s’inscrit dans une véritable démarche de qualité:

* Etude de sol déterminant le spectre à considérer,

* Etude de dimensionnement structurel (par ingénieur civil BE),

* Plan d’exécution (par logiciel «structure-bois» certifié selon la législation française, ce logiciel intègre les règles de Calcul en vigueur relatives à la résistance sismique des projets de construction, à savoir EuroCode 8 + CP-MI Antilles + PSMI-88/92),

Remarque: la Sté MD-Bat propose MOB S, le logiciel de conception «sismique» selon EuroCode 8 (ce, en compléments au logiciel de conception MOB M/S  www.mdbat.com/index.php?option=com_content&view=article&id=15&Itemid=30 ).

 

* Matériaux rigoureusement sélectionnés (totale conformité technique: le même process est rigoureusement appliqué à toutes les  ventes),

* Suivi qualité constant: respect des prescriptions par le contrôle constant sur la chaine d’assemblage. L’opérateur n’est pas «tenté» de se soustraire au respect absolu de la prescription car il a tout «sous la main» pour réaliser sa tâche en conformité. Idem pour l’ouvrier-poseur sur site d’implantation (ouvrier hautement qualifié à cette tâche) car sa tâche à été simplifiée au maximum en amont (préparation en atelier) afin qu’il n’ai aucun obstacle technique dans la régularité de ses tâches.

Applications concrètes sur le process de construction:

* Prescription de l’Etude de Sol (la première précaution étant le choix du site d’implantation selon son sol: vigilance extrême face à un sol potentiellement liquéfiable).

Remarque: Bien qu’ayant une portance correcte, les sols conjuguant une dominante sableuse et une forte humidité peuvent céder, sous l’action d’un séisme, à un phénomène de liquéfaction. Le point déterminant à considérer est alors l’homogénéité de ce sol: un sol sableux et potentiellement humide, pourra, s’il est homogène, être construit avec des pieux profonds. Un sol sableux/humide non-homogène sera une configuration à très fort risque: le bâtiment sera susceptible de s’affaisser de côté (gîter), cela aggravant considérablement son risque d’effondrement.

* Ancrage au sol renforcé (en concertation avec l’ingénieur Civil du BE-structure).

* Toutes fixations (supports acier, ferrures d’assemblage, vis, clous, agrafes) impérativement sous certification technique française vis-à-vis de l’usage.

* Chainage des dalles (sol + étage + toiture) en BLC ou LVL: ces bois structurels sont fortement recommandés face à un séisme pour sa résistance mécanique extrêmement élevée et sa capacité de flexion sans rupture.

Remarque: les dalles doivent garder leur rectitude sous l’effort.

* Diaphragmes horizontaux renforcés à chaque niveau : couturage périphérique tous les 10cm (au lieu des 15cm usuels).

* Portance des dalles à 250Kg/m2 (125 en usage courant + 125 occasionnel, tel que le prescrit CB71).

* Diaphragme verticaux renforcés: contreventements des murs en 12mm (au lieu de 9mm usuels), et couturage périphérique du contreventement tous les 10cm (au lieu de 15cm usuels).

* Contreventement vertical proportionné sur les 4 façades (réserve: autant que cela soit possible).

* Contreventement vertical se superposant RdCh et étage (en alignement vertical sur les façades).

* Ancrage renforcé de la dalle de toit (aux éléments de murs).

* Pas de débord de toiture (en porte-à-faux) supérieur à 1,25m.

* Aucun assemblage traditionnel (ex: queue d’aronde) ne sera usité (du fait de sa faible résistance mécanique).

Remarque: les vérandas bioclimatiques sont assemblées en queue d’arronde, de ce fait, elles sont proscrites en zone de sismicité élevée.

* Finitions extérieures: fixation des panneaux composites d’étage obligatoirement en solide fixation visible (quitte à nuire quelques peu à l’esthétique architecturale). De fait, les fixations invisibles seront réservées au RdCh.

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